vendredi 8 octobre 2010

Actualités


La parodie de procès dans l’affaire Kerviel, qui a vu la Société Générale entièrement blanchie, ne fait qu’exposer la fraude systémique de l’économie financiarisée. Rappelons que hors affaire Kerviel, la SocGen a dû évacuer cette année 45 milliards d’euros de titres toxiques vers une structure de défaisance afin d’éviter la faillite. Mais c’est l’ensemble des banques qui est en situation de banqueroute ; seule une procédure de mise en faillite organisée permettra de rétablir la justice aux yeux du peuple et de l’économie.

L’analyste financier Edouard Tétreau a demandé le rétablissement de la séparation entre banques de dépôt et banques d’affaire :
« Ce procès spectaculaire a permis au vrai procès de ne pas avoir lieu : le vrai procès c’est celui de toute la finance de marché (…) les banques d’investissement sont des banques de spéculation, c’est ce procès qui doit avoir lieu. Il ne s’agit pas que de la Société Générale mais de BNP, Goldman Sachs, etc. (…) c’est le procès d’une profession qui cherche des rentabilités excessives de court terme, qui est dans la confusion des genres, qui traite une fois pour son compte propre puis qui joue avec l’argent des déposants (…) sur des produits extrêmement dangereux pour nos économies et nos sociétés. (…) Nos entreprises, nos collectivités locales, les ménages ont besoin d’investir mais le crédit ne va plus au bon endroit (…) ces banques cherchent des rentabilités excessives et intenables, on en a payé le prix il y a deux ans, vous et moi, les contribuables, si bien qu’aujourd’hui les Etats sont rincés (…) Il faut découper les banques en deux, il s’agit d’une restructuration, cela s’appelle Glass-Steagall. »


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